Conséquences juridiques ou expulsion

Il est courant que les victimes de la traite des êtres humains craignent d’éventuelles conséquences juridiques, telles que l’expulsion, si elles signalent le crime aux autorités. À cet égard, il convient de noter que l’Union européenne a mis en place des mesures spécifiques pour empêcher le retour des victimes de crimes, en particulier dans les cas de traite. Ces mesures existent pour protéger l’intégrité, la sécurité et la dignité des victimes.

En définitive, selon chaque pays de l’UE, il existe des permis de séjour spéciaux pour les victimes de la traite. Ce permis suspend toute décision d’expulsion, autorise le séjour légal et donne accès à une assistance et à une protection.

Dans les cas où le retour vers le pays d’origine ou de résidence légale représente un danger pour la sécurité de la victime, il est possible de demander une protection internationale, qui garantit le principe de non-refoulement depuis le moment de la demande jusqu’à la décision. Dans ces cas, les autorités examineront et évalueront chaque situation individuellement, en tenant compte de la situation personnelle de chaque personne.